real-estate-tag-line

2016 sous le signe de l’Espoir pour la Somalie.

A Mogadiscio, les premiers projets immobiliers naissent des ruines de la guerre. Un nouveau complexe immobilier dans le quartier de Daru Salaam à Mogadiscio vient de voir le jour.

En Somalie, deux décennies de guerre ont laissé en ruines les élégantes villas coloniales. Mais du chaos commencent à émerger dans la capitale de nouveaux projets immobiliers, souvent conçus par des membres de la diaspora de retour dans leur pays.

Située sur le littoral de l’océan Indien et longtemps présentée comme l’une des villes les plus dangereuses du monde, Mogadiscio jouit d’un calme relatif depuis le retrait des shebab de la ville à la mi-2011.

Les attaques encore régulièrement menées par ces militants islamistes affiliés à Al-Qaïda n’ont pas dissuadé certains de ceux qui se sont enrichis à l’étranger de revenir chez eux, pour investir dans l’immobilier.

A environ sept kilomètres de la capitale, dans une ancienne zone rurale, les maisons poussent comme des champignons. Dans le lotissement de Daru Salaam, 50 habitations sont déjà achevées.

D’après les plans, 500 logements résidentiels vont être construits, ceux-ci qui permettront d’abord de loger 500 familles.

– La Somalie ‘fait des progrès’ –

jean marc henry somalie 2016 espoirA Mogadiscio, des dizaines de milliers de personnes forcées de quitter leur foyer vivent encore dans des abris de fortune, faits de bouts de plastiques et de tissus séchés, parfois au milieu même des bâtiments détruits par les combats.

Plus d’un million de personnes ont encore besoin d’aide d’urgence dans un pays ravagé par la famine en 2011.

Les explosions de voitures piégées et les assassinats restent aussi monnaie courante. Les shebab contrôlent toujours de larges zones rurales, d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides dans la capitale, malgré les efforts du gouvernement, soutenu par les 22.000 soldats de la force de l’Union africaine.

Mais les rues de Daru Salaam offrent une vision bien différente de la ville. Pour ses futurs habitants, le nouveau lotissement représente un endroit sûr dans lequel vivre.

– ‘La sécurité est très bonne’

Dans le nouveau complexe immobilier du quartier de Daru Salaam, une maison à deux étages coûte 130.000 dollars (118.000 euros), alors qu’un simple bungalow revient à 70.000 dollars (63.000 euros).

Ces sommes restent énormes dans ce qui est encore l’un des pays les plus pauvres du monde, avec un PIB par habitant de 284 dollars, selon la Banque mondiale, contre une moyenne de 1.300 dollars pour les pays d’Afrique subsaharienne. Mais le lotissement de Daru Salaam n’en reste pas moins symbolique des changements que connaît Mogadiscio.

L’activité commerciale florissante du marché a depuis longtemps fait oublier les traces des balles. Le but est de construire un nouveau quartier dans un bon environnement, et avec une nouvelle architecture

« Quand l’homme veut, il peut, même dans l’un des pays les plus dangereux au monde »

JEAN MARC  HENRY

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Unable to display Facebook posts.
Show error

Error: Error validating application. Application has been deleted.
Type: OAuthException
Code: 190
Please refer to our Error Message Reference.